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Discours de Sepideh Farsi lors du rassemblement "Solidaires Face à la Tyrannie" [27 Novembre 2022]

Je voudrais tout d’abord vous parler du Kurdistan où un massacre est en cours en ce moment-même. Plusieurs villes kurdes dont Mahabad, Javanroud, Boukan et Piranshahr sont encerclées par l’armée et sous l’état de siège, avec pénurie de médicaments et de nourriture et il y a une situation d’urgence humanitaire absolue.

 

Nous sommes là aujourd’hui pour dire et redire le nom d’une femme. Une jeune femme qui est devenue le symbole d’une lutte, le nom de code d’une révolution : Mahsa Jina Amini. Nous sommes là pour parler des peuples remparts face à la tyrannie. Nous sommes là pour parler des tyrans qui se pensent invincibles mais qui tremblent à l’idée du moindre soulèvement, de la moindre brise de liberté, des tyrans dont l’existence ne tient qu’à un cheveu

 

En Iran, les femmes se sont levées les premières et le pays entier a suivi Aujourd’hui, les iraniens se battent main dans la main, Kurdes, Fars, Baloutchs, femmes et hommes, ensemble, face à un régime qui mange ses propres enfants, qui leur tire dessus à bout portant. 

 

En Ukraine, le peuple ukrainien dérange Poutine par son existence même. Les syriens, veulent renverser leur tyran depuis 2010 et le monde les a laissé choir face à ce monstre sanguinaire.  Et nos sœurs Afghanes… qu’on a laissées seules face aux Talibans qui ont pu reprendre le pouvoir en raison de l’incurie des dirigeants afghans et avec la complicité des occidentaux.​

Le peuple iranien se bat depuis plus de deux mois, les mains vides, face à des miliciens armés jusqu’aux dents. Mais d’où viennent les balles avec lesquelles on tire sur nos enfants ? La balle qui a percé la poitrine de Kian Piarfalak, 10 ans. De quel fabricant venait-elle ? Qui avait vendu au régime iranien, la cartouche de gaz qui a asphyxié la petite Hasti Narouyi qui n’avait que 7 ans ? Qui sont ces marchands de mort qui font commerce avec le corps de nos enfants ?

 

Aujourd’hui, le combat du peuple iranien, cette révolution naissante qui prend de plus en plus d’ampleur, est un nouveau vent qui souffle sur la région. La résistance des ukrainiens face à l’armée russe, la lutte des syriens contre Bachar, et la résistance des afghans face aux talibans, c’est le même combat. Des peuples qui se battent contre la tyrannie. Comme les espagnols qui se sont levés contre le fascisme en 1936. La réussite de ses combats ne libèrera, pas juste les iraniens et les ukrainiens, les afghans et les syriens mais sera une victoire pour nous tous, et leur échec serait l’échec de l’idée même de la liberté, face à la volonté d’hégémonie de Poutine, face à la soif de pouvoir de Khamenei.

 

Alors, nous demandons… Non, nous exigeons du reste du monde, d’être là à nos côtés. De cesser de faire commerce avec le régime iranien, de cesser, pour une fois, de penser au nucléaire, qui n’est qu’un leurre, car nous savons pertinemment que la république islamique n’a qu’une idée : d’arriver à la bombe nucléaire. Nous demandons au monde libre, à vous, mais aussi à vos dirigeants, de soutenir les iraniens dans leur lutte pour anéantir cette dictature, une fois pour toute.

 

Femme vie liberté,

Zhan Ziyan Azadi,

Zan Zengedi Azadi

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